vendredi 28 avril 2017

Le GAG se met au ski alpi

Un programme ambitieux pour ce weekend de ski alpi; il faut dire qu'après avoir annulé le weekend précédent pour cause de mauvaise météo, on a bien envie, cette fois ci, d'aller profiter des bonnes conditions en montagne.

Deux de nos GAGistes sont déjà au refuge de Villard d'Arene où ils ont l'intention d'aller se faire claquer le dentier dans le couloir nord de Roche Faurio.
Pour simplifier l'organisation, nous choisissons avec Amel deux courses depuis le même refuge.


Nous partons donc le vendredi soir de Grenoble pour installer notre campement sur le parking de l'Alpe de Villard d'Arene, il est déjà 22h, on va vite se coucher, le weekend va être sport.


Après une nuit plus ou moins bonne, c'est au ralenti que nous nous préparons dans cette fraîcheur qui nous inciterait presque à retourner dans le duvet.

Nous nous mettons finalement en route, ski sur le sac en direction du refuge où nous nous déchargeons et retrouverons Hugo et Bastien.




Nous prenons finalement la direction du Pic de Chamoissière et son couloir de la baïonnette en laissant soin à Hugo et Bastien de gérer le groupe.




Bastien est un peu trop en forme, son rythme de 700m/h et sa trace bien raide voient les premières langues se tirer dans le groupe.


On arrive finalement au pied du couloir, on constitue les cordées, Bastien et Hugo ayant la forme se chargeront de faire la trace, Amel et Anne Gaëlle suivront et enfin Raf, Joseph et moi fermerons la marche.




Le couloir n'est pas très raide et les deux piolets par personnes nous permettent d’évoluer tranquillement jusqu'à la crête menant au sommet.







Nous ne resterons pas très longtemps au sommet, l'heure a déjà pas mal tourné et le haut du couloir prend le soleil, il faut donc redescendre.




Nous jetons un œil à l'épaule mais celle-ci est bien sèche et avec la fatigue de certains nous préférons assurer le coup en redescendant par le couloir.


Le pied du couloir atteint, il est enfin temps de skier !


Nous ne garderons pas un souvenir mémorable du début de la descente, entre croûte et carton, c'est pas folichon.


Puis dans le bas, la neige est revenue, et là, le sourire revient au visage de tous un peu plus à chaque virage.





Enfin de retour au refuge, il est temps de faire sécher les affaires et de préparer la course du lendemain.


Le lendemain, le réveil sonne à 4h, et oui, quand on est GAGiste, mieux vaut prendre un peu de marge sur l'horaire.

L'objectif du jour est de faire le pic de Neige Cordier en traversée.

Il faudra plus d'une heure à nos GAGistes pour être opérationnels skis aux pieds, efficacité quand tu nous tiens ;-)



On chausse enfin pour le long plat en direction du col d'Arsine.
Il sera finalement rapidement avalé et nous trouvons enfin le soleil sur les moraines menant au couloir de la brèche de la plate des agneaux.
Le couloir n'est pas très raide et nous décidons de ne pas nous encorder, Amel se met à la trace suivie par la fine équipe.





Passer le couloir avant qu'il ne chauffe faisait partie des contraintes de notre course, une fois, à la brèche, on en profite pour faire une petite pause.







C'est aussi l'occasion de jeter un œil sur la descente du glacier des agneaux qui se révèle bien moins tortueuse que ce à quoi on s'attendait.
On peut donc aborder sereinement la suite, d'abord, une crête neigeuse que l'on aborde en gardant les crampons, piolet à la main, attention les corniches menacent !




On atteint le pied d'une trace très esthétique. La trace est un peu raide mais le grip est bon, c'est donc rapidement que l'on arrive sous le sommet.




La fatigue et l'altitude se font sentir chez certains, c'est donc encordés que nous emprunterons le couloir menant à l'arête sommitale, les marches sont excellentes, le couloir pas très raide, c'est sans soucis que nous en finissons avec ce sommet.



La vue à 360° est extraordinaire, c'est une bonne récompense pour les efforts fournis.






Pour autant la journée, n'est pas terminée, car la descente n'est pas à négliger. Nous descendons au col Emile Pic où le Picnic tombe à point nommé.





Dernier briefing et rappels des consignes d'évolution sur glacier, mettons les piolets à portée de main, définissons un ordre de descente.





La neige n'est pas très bonne mais tout le monde descend bien jusqu'à un mur un peu raide, là, par précaution nous prendrons le piolet à la main et descendrons en dérapage.





On ne traîne pas trop sous les séracs et descendons jusqu'à trouver une zone abritée.
On en profite pour se refaire les cuisses malmenées par la mauvaise neige du haut, à partir de maintenant ce sera moquette et pente douce.


Un dernier verrou à passer et nous voilà engagés sur le long plat qui nous ramènera au refuge de l'Alpe de Villard d'Arene.


La pause au refuge ne sera que de courte durée, il nous faut encore rentrer à Grenoble à l'heure pour aller voter…

Ce weekend restera un beau souvenir pour tout le monde et n'aurait pas pu être possible sans Amel.
Merci à elle de nous avoir supporté mais aussi pour cette petite vidéo

GAG Ski Alpi Avril 2017 + from Amel Gendron on Vimeo.

https://www.camptocamp.org/routes/45696/fr/pic-de-chamoissiere-couloir-nw-de-la-baionnette
https://www.camptocamp.org/routes/49418/fr/pic-de-neige-cordier-par-la-breche-de-la-plate-des-agneaux

mercredi 8 février 2017

Cascade du Saint Antoine

Deuxième jour en Maurienne, deuxième jour de glace.

Après s'être fait les bras en couenne, il est temps de passer à une cascade de plusieurs longueurs.
Étant déjà nombreux, nous choisissons de partir sur une cascade avec un peu d'approche histoire d'éviter la foule.

Sylvain a des infos sur la cascade du Saint Antoine qui semble être en bonnes conditions, ce sera donc notre objectif du jour.

Départ au petit matin, pas de voiture au parking, ça s'annonce pas mal.


L'approche est ludique et permet de s'échauffer gentiment.



Quelques instants plus tard, les premiers bouts de glaçon se dévoilent.


La troupe continue son avancée...


La cascade est une succession de courts ressauts.


Puis vient, une belle longueur.


Tout ça semble mettre Anne Gaëlle et Hugo en appétit.


Joseph nous fait une démonstration de souplesse.


On arrive au pied de la dernière longueur.


Bastien en termine.


Pendant que Raph, notre dernier de cordée garde le sourire. 

On en termine donc avec cette belle et longue cascade. 
Pour autant, la journée n'est pas finie et la descente est longue. 
Elle est l'occasion d'aménager les petits bouts de glaçons que l'on descend, ici un aménagement à base de piolets.


La journée touche à sa fin, tout comme le weekend glace du GAG...


mercredi 1 février 2017

Cascade de glace artificielle du Carreley

C'est l'hiver !!!!!
Et quand bien même la neige se fait discrète, le froid lui, est bien là.
On laisse donc de coté les skis, on s'arme de nos piolets/crampons et direction la Maurienne.

Le premier jour, nous nous rendons à Bessans.
Des guides ont aménagé une cascade de glace artificielle sur le domaine nordique du Carreley.
Approche en 5 minutes, relais équipés au sommet, accessibles depuis un chemin, tous niveaux de glace, bref, un bon spot.

Attention, le site n'est pas en accès libre, pour plus d'infos, allez jeter un œil par ici.

Le site ressemble à ça :


Hugo s’échauffe sur la droite :


Sylvain nous montre comment crocheter :


Bastien se chauffe les bras :


Raph se repose :


Joseph dans le raide :


Cette journée est un bon premier contact avec la glace, elle permet de travailler la gestuelle mais aussi de s'habituer à la sensation de grimper avec des crampons et des piolets.

On se rend également compte que c'est beaucoup moins facile que l'idée que l'on s'en fait vu d'en bas.

Cette journée est enfin l'occasion pour certains de se découvrir des muscles insoupçonnés dans les mains.

Après avoir bien parcouru la glace, direction la coopérative laitière de Haute Maurienne à Bessans...














samedi 17 décembre 2016

Mara bout de ficelle

S'il n'y a pas de chat noir au GAG cette année, alors sans doute un Marabout nous a t il lancé un sortilège.
Car si les sélections se sont déroulées dans des conditions idéales, on ne peut en dire autant pour les deux weekends qui ont suivis.


L'objectif, au GAG, s'il était à l'origine de découvrir les différentes facettes de l'alpinisme tout au long de l'année, semble surtout pour l'instant être la découverte du doux jeux de l'alpiniste avec la météo et les conditions du terrain.


La neige qui avait fait une apparition remarquée et appréciée en Novembre semble bouder les massifs de la cuvette Grenobloise. Le froid lui, arrivé tardivement et discrètement, forme progressivement la glace que nous iront parcourir au cœur de l'hiver.


Pour ce samedi de formation au mixte, nous nous dirigeons donc vers une des rares courses facile et en conditions du coin.


Direction Prabert, en vue de remonter cette "ficelle" qui mène à la pointe du sifflet.


Cette journée placée sous le signe de l'efficacité est un échec dès le parking, une personne dont je tairai le nom n'a pas fait son sac...
Bien heureusement, le programme du jour n'est pas très chargé.


Un petit Arvra check (comment ça, y'a pas de neige ?), et nous voilà partis en direction du Pas de la Coche.



Le chemin de montée voyant très peu le soleil, c'est une patinoire à certains endroits, malgré l'appel à la prudence, nous avons pu apprécier quelques pas de patinage artistique.






Nous atteignons finalement le replat au pied de l'itinéraire, nous nous équipons pendant que certains règlent leurs crampons... efficacité on vous a dit...


On révise les anneaux de buste, on échange sur l'évolution en pente de neige et c'est parti.


Seb et Luiza



On remonte d'abord en laisse les pentes peu raides puis on tire une longueur sur le haut.
Tout se déroule plutôt bien à part un GAGiste qui laisse échapper mon reverso, un mousqueton à vis à un relais qui ne veut plus s'ouvrir et moi qui ne voit plus le piolet que j'ai sous les yeux...


Hugo et Bastien

Anne Gaëlle

Jospeh

Bref, on en finit quand même avec ce couloir et on se livre à une orgie culinaire au sommet.

On profite un peu du soleil et de l'air un peu moins pire qu'en vallée puis on prend la direction du pas de la coche en suivant les crêtes depuis le sommet.


Retour sans encombres mais artistique, jusqu'aux voitures.




Moralité, on a beau s'être fait marabouter, on a pas coupé à la ficelle.




lundi 12 décembre 2016

Week-end goulotte pas très hivernal

Les années se suivent et ne ressemblent pas ! L'an dernier on partait faire de la goulotte en remplacement du week-end rocher, dans un blizzard bien hivernal ! Et bien cette année, on a failli annuler le week-end goulotte pour aller bronzer au soleil sur du rocher, et on a du trouver des excuses pour avoir fait louer des crampons aux GAGistes ;p

Sortie de L2

A la ramasse sur le blog cette année, ce n'est pas le premier week-end du GAG : le chat noir s'est déjà manifesté lors du premier week-end rocher du 22-23 Octobre ! Après une première belle journée de formation coinceur au col du Coq (moins de chutes que les autres années mais plus de cris grâce à Manon !), il suffit que je m'éclipse le Dimanche pour qu'il pleuve... Annulation de la sortie Gerbier/arête à Jojo pour aller à Espace Vertical, et une vitre fracturée sur le parking. Nos soupçons se portent donc sur Raf !!

Ça tombe bien, Raf est retourné au Brésil pour ce second week-end, y-a-t-il un lien avec ce grand beau temps ? ;)

Samedi le GAG met sa Ficelle au Sifflet, il faudra attendre le récit de Vincent pour savoir les GAGs qui s'y sont déroulé, moi j'étais pas là ! Enfin j'ai quand même entendu parler d'acrobaties sur chemin glacé, d'un encadrant qui perd son Reverso, du même encadrant qui ne trouve plus son outil (piolet)... Vu aussi des photos d'encadrant à la parade sélective et à la méthode de franchissement des torrents glacés "spéciale" ! En bref je crois que j'étais mieux ailleurs ;)

Dimanche on se dirige vers Chamrousse, le spot qui va bien pour les initiations goulotte, surtout par ces temps si secs ! Direction la cheminée du père Noël pour un parcours délicieusement sec...
Après une très longue journée la veille et deux nuits très courte, je suis bien content de trouver auprès du GAG un public réceptif à mon manque d'éthique dominical : on va faire l'approche en télécabine, un vrai plan de feignasse :)
Quelques descentes sur les fesses plus tard, nous voilà au pieds de la goulotte, on mets les crampons. C'est là que je comprend le petit air fatigué et triste de Canard (Vincent) : Luiza essaye de mettre le crampons droit sur le pied gauche avec les pointes avant au talon, pendant que Manon se souvient tardivement d'avoir un pied gauche et un pied droit et qui est qui.... Bon, encore, Luiza elle fait de très bon sandwichs ;p
La bande au départ
Dans la goulotte je passe devant avec Luiza et Manon, suivi par Joseph et Seb, Hugo et Anne-Gaëlle, Bastien et Canard. Comme je suis en leader fixe, j'en profite pour faire la variante "le père noël est obèse" qui emprunte des passages mixtes sur les flancs de la goulotte pour un parcourt plus technique (D+/M5 au lieu de PD/M2). Pourquoi ce nom ? Parce qu'il est trop gros pour remonter la cheminée ;p Sortie du premier ressaut tourner à droite, petit dièdre goulotte bien mixte (rocher, touffes, glace) sur 10m avant relais sur arbre, très joli !
Manon mets quelques mètres à s'habituer à ce style de grimpe puis ça roule, Luiza se ballade, l'ambiance est au sourire :)
Manon refuse encore un peu les piolets ;)
Cache-cache !

Seconde longueur en rive droite dans un passage dry vertical court mais pêchu et technique, relais au dessus sur un pin coudé. Les filles ont plus de mal mais ça passe bien et elles commencent à maitriser le dry/mixte ! 
Bouchons sur le périph'
Sortie du dur

Pourquoi chercher la glace quand on a la touffe ?
 La suite de la variante est trop sèche pour être jolie donc on reprend la goulotte dans son dernier ressaut, le plus beau sur touffes. Cette fois les filles sont lancées et torchent le passage avec le sourire, elles se sont largement rattrapées de leurs errances matinales :p Et c'est la confirmation qu'homme ou femmes, on aime tous taper dans la touffe ;)
On profite d'une vire pour doubler Joseph :)
"C'est trop bon les touffes !"

Derrière, le reste du groupe avance bien, tout le monde passe en tête en réversible à part Canard qui se fait guider (c'est ça aussi qui est bon en encadrement). Enfin ça avance suffisamment peu pour que je puisse piquer le sandwich de Luiza sans avoir de témoins, j'ai bien fait d'avancer !
On finit la journée par un pique-nique au parking et un tour au bistrot, on a appris beaucoup de choses sur les Pyrénées et je suis pas sûr d'y aller un jour finalement ;)
Vivement le week-end cascade de glace sans glace ! Et merci Seb pour le co-encadrement des deux jours !