lundi 25 septembre 2017

Lancement du GAG 2017/2018

Le Jury du GAG n'a toujours pas changé !
C'est parti pour une quatrième saison du GAG !

Comme présenté ici, le GAG est une équipe qui sera formée en Octobre et ce pour une année, lors d’une journée ouverte à toutes les personnes intéressées (en cas de grosse demande, il y aura une pré-sélection par mail). Cette journée aura lieu le 7 octobre.
L’objectif de cette journée : former un groupe cohérent, motivé, disponible, et qui puisse générer une bonne dynamique. Il ne s’agit donc pas d’une sélection sur le niveau : il est seulement demandé de posséder les bases de l’escalade et du cramponnage, ainsi qu’un minimum d’expérience en second de cordée (pour être sûr de sa motivation).

Le fonctionnement pour 2017/2018

Le groupe de cette année sera constitué de 6 personnes et encadré principalement par Vincent avec l'aide d'autres encadrants et co-encadrants.
Les week-ends sont fixés à l'avance pour une organisation plus simple, le programme exact étant défini une fois la météo et les conditions connues. On essaye cependant de fixer une "trame" pour travailler tous les thèmes.
La participation est obligatoire à tous les WE prévus ! (bien sûr les imprévus existent, pas de soucis)

Le "contrat moral"

  • On s'engage à donner beaucoup de notre temps et de notre énergie à vous faire progresser, c'est un gros investissement :)
  • En échange vous vous engagez à être présents et dynamiques : participer à l'organisation des WE (consulter la météo, rechercher des topos, aider à la logistique, etc...), faire vivre le groupe (photos, vidéos, gâteaux, ...), faire des sorties autonomes au sein du groupe ou du GUM serait très bien vu ;)
  • Si une personne ne s’investit pas dans le groupe, on trouvera un remplaçant !

Le programme

Les dates qui ont été retenues sont les suivantes :
  • 7 Octobre : Sélection en extérieur
  • 28-29 Octobre : École de coinceurs et rocher
  • 09-10 Décembre : Mixte en Belledonne ou rocher
  • Début janvier : Stage Neige et Avalanche du GUM
  • 20-21 Janvier : Cascade de glace
  • 7-8 Avril : Mixte ou rocher
  • 28-29 Avril : Ski Alpi
  • Début juin : Stage alpinisme du GUM (formation neige et glace)
  • 16-17 Juin : Alpi neige
  • 7-8 Juillet : Alpi "classique"
  • 11-12 Aout : Alpi classique
  • 15-16 Septembre : Alpi rocher, sortie de clôture !

Pour candidater 

Envoyer un mail à Vincent avec :
  • Une petite liste de course que vous avez réalisé en alpinisme, en tête ou en second (préciser)
  • Une description brève de vous
  • Une description brève de ce que vous attendez du groupe
  • Une description brève de ce qui vous motive à aller en montagne
Pour participer il est nécessaire d'être licencié au GUM en 2017/2018 et de nous présenter votre carte d'adhérent le 7 Octobre !
Rosalie vous dit "à bientôt !"


samedi 23 septembre 2017

Dents du Loup - Traversée des arêtes



Voici le compte rendu de Joseph :

La météo propice au rechargement des nappes mais moins à celui du moral de nos amis grimpeurs nous a poussés à quelques interrogations quant à la sortie de ce jour : EV? Arête à Jojo ? Grasse matinée ? Bistrot ?

Finalement armés de courage, nous optons pour les Dents du Loup pour le plus grand plaisir de notre cher encadrant qui n’y était allé que 85648 fois.
La condition : à nous de traîner l’encadrant cette fois.

Tout d’abord trouver l’attaque de l’arête. Après une petite approche en douceur au rythme de Bastien et avec une visibilité d’au moins 30m nous avons très facilement reconnu la gentiane évidente entre la touffe verte et le terrier de marmotte caractéristique.

On a même pu apercevoir à un moment un pan de rocher au travers d’une trouée de brouillard et hésité à ouvrir une nouvelle voie en 8a TA mais on s’est ravisé pour le départ classique du topo.





Joseph et Bastien au départ


Encadrant à la traîne derrière une équipe de GAG-istes sur-efficace


L’arête déroule normalement, la visibilité est assez bonne pour voir où on met les pieds et les mains et parfois même son compagnon de cordée, et il ne pleut pas. Conditions quasi-idéales en somme.



Vince joue son rôle de second à la perfection. Au loin le Mont Blanc


Un petit rappel à tirer et puis on arrive dans la brèche au pied des Jumelles.  Une grimpette assez facile mais dans du rocher scabreux et avec quelques protections plutôt psychologiques sur coinceur entre les 2 ou 3 pitons que comporte cette longueur d’une trentaine de mètres, donc prudence.

Anne-Gaëlle qui profite d’un des rares rayons de soleil de la journée


Puis on arrive vite au bitard caractéristique et au rappel de descente après une désescalade. Rando de retour et voilà, l’honneur est sauf, on n’aura pas fini à EV ou au troquet du coin !


Où est Charlie ?

Pointe Trifide - Traversée des arêtes SE/NW


Voici le compte rendu de Joseph :
Le Pic du Glacier Blanc ne paraissait plus une bonne idée en raison de la météo incertaine, du coup ça sera finalement du côté de La Grave qu’on se trouvera un terrain de jeu à la journée. On laisse notre éthique sportive à Grenoble et démarre par un petit café au bar suivi d’une approche en benne qui dépose sur le glacier de la Girose. 
Là 2 options s’offrent à nous: 
Option 1 : visite du tunnel de glace en  charentaises, tartiflette et chaise longue. 
Option 2 : Remontée du glacier jusqu’au Pan de Rideau puis course d’arête. 
Allons-y pour l’option 2 ! En plus Toz est venu aider Vincent à mener le troupeau, on va essayer de ne pas le décevoir! 

On fait 2 cordées de 3 pour le glacier. La  remontée se fait tranquillement même s’il faut redoubler d’attention en raison des crevasses assez nombreuses sur un glacier déjà bien débouché.
Arrivés au Pan de Rideau, on se répartit en 3 cordées de 2.  Ca démarre par un pilier raide qui nous amène tout de suite sur un fil d’arête bien sympathique avec vue magnifique sur la Meije.

A partir de là ça déroule. Pas mal de petites désescalades parfois impressionnantes, suivies de petits ressauts et quelques gendarmes à contourner. Le rocher est plutôt bon dans l’ensemble et l’arête parfois assez tranchante.
On essaie d’optimiser les rappels pour être efficace mais ce n’est pas encore ça pour tout le monde, un peu de temps perdu et Raf regrette de ne pas avoir emmené le hamac.


On finit par le dernier passage grimpant pour rejoindre la fameuse Pointe, et après un petit casse-dalle bien mérité, c’est rando jusqu’au rappel qui nous ramène sur le glacier. Pas de temps à perdre, on arrive pour l’avant dernière benne. Au final on n’aura pas trop explosé l’horaire, tout va bien !


mardi 1 août 2017

Pic Geny - Pas de but pour le GAG cette fois !


C’est à 4 et sans encadrant que l’on est parti faire ce week-end (Anne-Gaëlle, Hugo, Rafael et Bastien).
Le plan initial était de partir avec Rob sur 4 jours pour un raid mais il a finalement préféré faire des grasse mat’ et se faire masser le dos pour un prétendu « dos coincé ».

Personne n’est dupe, mais on maintient le week-end entre nous et on reste sur notre plan : Arête Est du Pic Geny. On avait été prévenus que c'était une montagne à buts pour le GAG donc on est partis avec l’ambition de conjurer le sort (et de montrer qu’on est de grands garçons/filles même sans encadrant).

On profite du Week-end de 3 jours pour caler une ou deux courses autour de cette arête. On a évoqué pas mal de choses, mais on finit par :
     J1 – Voie Pujolidal à la tête de la maye
     J2 – Arête Est du pic Geny en traversée 
     J3 – Aiguille occidentale du soreiller 
Le refuge du Soreiller n’a pas assez de place pour nous, du coup on part sur un plan en bivouac les 2 soirs. Et ça s’est avéré être un bon plan !

J1 – Voie Pujolidal, tête de la maye 

Déjà grosse première surprise : on part à l’heure !

Anne-Gaëlle passe nous chercher à l’heure, on l’attendait à l’heure, on part comme prévu : à l’heure. Bref, on s’inquiète car on découvre l’alpinisme version on-est-pas-en-retard-déjà-au-départ-voiture.
Ça se confirme une fois arrivés à la Bérarde, on ne perd pas trop de temps à s’équiper, on fait des choix rapidement.
On prend le chemin de l’approche de Pujolial, on trouve facilement, on ne se trompe pas.
MAIS QUE SE PASSE-T-IL ?

Est-ce qu’on ne serait pas en train de prouver que le retard vient des encadrants ?

Pujolidal qui porte bien son nom
On part dans la voie juste derrière une cordée, puis on rejoint rapidement d’autres cordées devant en groupant par 2 les 4 premières longueurs.
Et à R4, gros soulagement. On commence enfin à attendre au relai, à trainasser pendant les manips, à avoir froid avec le vent qui se lève. On retrouve donc ce que l’on connait et ça rassure !
Toujours faire un relai suspendu quand on peut profiter d'une terrasse
Parmi les faits marquants, on notera les quelques passages de dalle ou Hugo a pu faire parler sa souplesse légendaire, les attentes avec le vent au relais que les cordées de devant avancent, et la discussion cordiale avec une cordée qui nous a doublés.
Il paraitrait également qu’il y a eu tirage discret au point dans les passages en dalle par certain(e)(s)…
On redescend à la voiture pour changer de sac et préparer nos affaires pour les 2 jours suivants.
A 16h30 on attaque la marche d’approche dans le vallon des Etançons, avec la vue sur la belle face S de la Meije.

C'est beau la montagne...
On arrive au bivouac super confort, bien protégé, au pied de l’arête, avec vue sur le dôme et la barre. On est vraiment bien.
On avait laissé de la bouffe à la voiture, mais ça ressemble quand même bien à une orgie avec saucisson, cacahuètes, pâte sauce tomate, macro, chocolat. Petite pensée pour Rob et Julie, qui ratent bien des choses !

Bivouac 5*
Enfin, avant de s’endormir, on fixe l’heure de départ. Le triptyque : pas de glacier, pas d’encadrant, et grosse flemme, nous pousse sur un réveil 6h30 avec le soleil.
 
J2 – Pic Geny, Arête E et traversée 

Comme chacun sait : qui dit réveil 6h30, dit départ 8h15. Mais on se dit qu’avec les excuses de petit dej à préparer, du bivouac à replier et du tetris du sac c’est pas si mal. On en serait presque à se féliciter…

Début de l'itinéraire
On garde les même cordées (Hugo + Raf, et Anne-Gaëlle + Bastien), puis on attaque l’arête par les vires du topo. On se retrouve très vite sur le fil d’où on voit toute la course. L’arête est assez effilée mais sans qu’il y ait trop de vide car on est toujours au milieu du vallon.

Toujours le Dôme en fond

En tout cas, quand on lève les yeux, ça parait haaauuuuut et looooonng ! 700m de D+ de rocher, ça commence à faire !
Bon bah tant pis pour l'horaire...
Le rocher est excellent et on avance sans trop de difficulté. On protège bien donc ça prend du temps, mais on profite. En suivant vraiment le fil on a quand même trouvé qu’il y avait quelques passages en plus que du 3 ! 
On fait une pause pour manger notre pique-nique au pied de la « face » finale. On commençait à en avoir un peu marre, mais heureusement la partie finale s’est avérée super intéressante. 
Ça se redresse un peu, le rocher est toujours excellent et il y a quelques passages intéressants. Du coup on enchaine bien, on protège là où il faut et on limite les dégâts sur l’horaire au sommet.

Vue sur la première partie de l'itinéraire

Bon, avec le compte rendu on ne se rend peut-être pas compte mais on a mis … 6h sur l’arête pause de midi comprise. Et bien c’est pas si mal pour le GAG !

On a quand même une pensée pour nos chers encadrants au sommet. Donc une idée de génie plus tard on se retrouve à passer 5min à gribouiller des feuilles de PQ, avec un stylo qui ne marche pas, sur une carte en équilibre sur un rocher.

On a pensé à beaucoup d’autres messages (plus ou moins violents) mais on a fini avec un message plein d’amour !

On attaque finalement la descente, avec un couloir assez évident, mais la suite se complique un peu en terrain très instable. On ne sait pas trop par où passer mais on arrive à descendre. On tombe vers la fin sur un rappel de 20m qu’on choisit de prendre, puis on se désencorde et termine les quelques minutes restantes de désescalade. 

En arrivant au soreiller il y a du monde, on prend le dernier emplacement de bivouac aménagé dispo.
On se repose un peu, rincés après 9h d’escalade/désescalade. Le rythme GAG est peut-être lent, mais ce n’est pas pour ça qu’il est de tout repos ! 

La bière au refuge du soreiller est réparatrice. 

On prépare ensuit le repas pendant lequel on verra les allers et retours de l’hélico, à 20m de nous, qui semble être allé secourir des cordées en face O de la Dibona juste avant le coucher du soleil.

J3 – Aiguille Occidentale du Soreiller, Arête S 

Réveil à 6h, puis départ 7h : le journée commence sous le signe de l’efficacité !
C’était aussi plus facile car on laisse toutes les affaires de bivouac au refuge.
En 40min on est au pied de l’arête et on attaque. C’est plus facile qu’au pic Geny et on déroule bien.

Pour le fun, on reste sur le fil tout le long et on se rajoute même un petit rappel de 15m. On arrive au sommet bien contents. C’est plus court et plus facile mais c’est toujours très sympa !
Partie finale
Sommet
La descente est par contre plus délicate. On galère un peu avec l’itinéraire, censé être pas sur le fil, mais pas trop bas non plus…
On protège pas mal mais on arrive en un peu moins d’une heure et demi en bas de la descente.


Arrivés en bas, on sort le pique-nique, on contemple les coups de soleil de chacun, et on profite un dernier moment du cadre avant de redescendre. On repasse alors au refuge pour récupérer les affaires puis on continue la descente.
On sait que c’est assez long donc on part sur un bon rythme, en pensant à la bière à venir, et 1h10 plus tard on est en bas. Enfin un point fort pour le GAG : la marche à la descente ! C’est déjà pas si mal ! 


L’anecdote de la fin, c’est qu’il nous restait à retourner à la Bérarde depuis les Etages. Hugo en arrivant en bas fait un test inspiré avec le premier marcheur rencontré. Et on tombe sur le seul mec qui retourne à la Bérarde et était venu en voiture ! Donc on a fini forcément avec le sourire car la marche de retour s’est finit avec 3km en moins !

lundi 10 juillet 2017

La piscine du pigeonnier par le col du Muande Bellonne et les Rouies

L'été est là, et puisqu'il faut s'initier aux courses de neige / glace, ne trainons pas trop, car la montagne est bien sèche pour un mois de juin.

Difficile de se mettre d'accord sur la course à réaliser, les classiques du genre sont déjà passées sous les crampons de nos GAGistes.

Je tranche donc pour les Rouies, déjà réalisé deux fois par Bastien mais que nous atteindrons par un autre itinéraire que la voie normale.

Samedi matin, après une grasse matinée bienvenue, nous nous dirigeons vers le chalet du Gioberney.
La route d'accès y est toujours aussi belle, mais à la vue des sommets environnants, on a l'impression d'être fin juillet.

Histoire de quitter la chaleur de la vallée, nous montons rapidement au refuge du Pigeonnier, endroit idéal pour se rafraîchir, notamment grâce à sa magnifique piscine.




On y passerait bien l'après-midi, mais on est tout de même venu ici pour faire de l'alpi.

Avec la chaleur, il nous faudra partir tôt demain pour profiter du regel moyen avant que le soleil ne chauffe de trop.
Nous partons donc faire un peu de reconnaissance, histoire de ne pas se perdre, ni d'hésiter à la lueur des frontales.
On en profite aussi pour observer l'attaque rocheuse, et s'imaginer le cheminement à partir du topo.

Tout semble clair désormais, sur le chemin du retour, nous profitons d'un névé pour faire quelques révisions de manip.

Nœuds de base, anneaux de buste, nœud magique, corps mort, mouflage, remontée sur corde, les GAGistes sont fin prêts.

Retour donc au refuge et à sa piscine à l'eau limpide...


Le repas du soir sera comme d'habitude un festin.

Le lendemain, 3h45, nous nous mettons en marche, la reconnaissance de la veille paye et c'est sans détour que nous arrivons au pied de la première partie rocheuse.

Julie prend la tête du groupe pour cette première escalade facile mais où les protections ne sont pas aisées à trouver.




On arrive finalement au col de Muande Bellonne avec pour récompense le lever de soleil sur la Barre des Ecrins.




La suite ne semble pas présenter de difficulté, c'est Rafael qui nous mène au sommet du Pic W du Vaccivier.



De là, on peut contempler le glacier et le sommet des Rouies.

Nous descendons jusqu'au glacier où nous rejoignons les alpinistes de la voie normale.
La traversée du glacier se fait sans soucis, il est encore bien bouché.



Nous en finissons avec la pente finale où les deux rimayes passent facilement.

Il est 9h15, c'est l'heure du casse-croute.




La suite ? Une descente expresse par la voie normale à base de luge et de glissades, tout ça pour enfin profiter, une dernière fois, de la piscine du pigeonnier.

En bref, un beau weekend et un bel itinéraire qui présente une belle alternative à la voie normale.

Topo :

Attention tout de même, ça peut en mettre certains en appétit...